Tout d'abord, on constate que les débats n'évoluent que très peu : on parle toujours d'addiction, de risques que présentent les jeux vidéo, et de leurs effets psychologiques sur les joueurs les plus faibles et exposés.Mais surtout, Jacques Attali tente de vulgariser certaines évolutions de l'industrie qui sont aujourd'hui proches : selon le politicien, le Casual Gaming va se généraliser encore plus, et les nouveaux joueurs vont plus "picorer" du jeu vidéo selon leurs horaires, cinq à dix minutes de temps à autres. C'est notamment lié à l'explosion du jeu vidéo sur mobile.
Ensuite, Jacques Attali propose une analyse intéressante du Cloud Gaming (le jeu vidéo par Internet) : selon lui, les consoles de jeu vidéo devraient tout simplement disparaître au profit de machines résolument connectées, qui permettront de jouer à toutes sortes de jeux sans être dépendant d'une marque de consoles. Au delà de la généralisation de cette technique grâce à l'apogée prochaine des très hauts débits (ADSL 2+, Fibre Optique, Wimax...), c'est aussi tout le concept de l'Open Gaming, à savoir des jeux vidéo lisibles via Internet sur n'importe quelle machine compatible avec ce standard, qui pourrait se généraliser.
Cet entretien d'une quinzaine de minutes, même s'il est un peu (même carrément) ringard sur la forme, semble nous montrer que les politiciens et intellectuels tels que monsieur Attali commencent à intégrer les nouvelles techniques et peuvent avoir des avis intéressants sur leur application à l'avenir.
Crédits : L'Express (Photo), Public Sénat/LCP (Vidéo).

