Thème : Cinéma et jeu vidéo
Réalisateurs : Digital Games
Intervenant : David Cage (Directeur Général Quantic Dream)
Date de sortie : Septembre 2009
Durée : 08min 43'
Lieu : Festival du Jeu Vidéo 2009, Paris
Résumé : Digitalgames a interviewé David Cage du studio Quantic Dream (The Nomad Soul, Fahrenheit, Heavy Rain). Il nous fait part de sa vision de l'industrie des jeux vidéo et comment ceux-ci peuvent nécessairement évoluer vers plus d'immersion en reprenant certains codes du septième art
Note : Une interview qui rejoint les propos tenus par Eric Viennot, Directeur de création de Lexis Numérique, sur la notion d'art dans le jeu vidéo pour tous ceux qui souhaiterait pousser la réflexion plus en avant.
Festival du jeu vidéo : cinéma et jeu vidéo
Par Reith Saji • Publié le Jeudi 22 Octobre 2009- Guillaume le 22/10/2009 à 11h49 : Incorrigible... Au début je pensais qu'il avait progressé, le début de son interview recoupe pas mal celle de Viennot d'ailleurs, mais ensuite il se tape de nouveau son délire sur sa vision de l'art fausse. Si le jeu vidéo est un art, il n'a pas besoin de reprendre les genres du cinéma ou d'un autre art, il peut trouver les siens. D'autant que dans le jeu vidéo, l'émotion (et la narration éventuelle) passe par l'interactivité, et non par les dialogues ou les cutscenes. En passant le cinéma n'a pas besoin d'être narratif non plus (sinon Antonioni n'a servi à rien) et l'art n'a pas besoin de délivrer de "message" (les tournesols de Van Gogh, au hasard). Certes, le jeu vidéo est très immature, mais les chefs d'œuvre existent déjà, de Pacman à Metroid Prime. Et s'il est clair qu'on se dirige, hélas, vers plus d'immersion, le jour où on atteindra la réalité virtuelle, le jeu vidéo ne sera plus, et les autres arts n'intéresseront plus personne, les gens cherchant plus à s'évader qu'à comprendre l'art...
- Christophe le 24/10/2009 à 13h11 : Comme Guillaume, ci-dessus... Je ne comprends pas cette fixation sur la comparaison entre jeu video et cinéma. En plus, au fond, ce n'est pas de "cinéma" dont ils parlent vraiment. Leur vision se réduit au cinéma produit à Hollywood. Heureusement, le cinéma dépasse largement cela, sinon ça n'aurait pas beaucoup de valeur en tant qu'art. J'avais lu chez Eric Viennot une sorte de question ultime sensée démontrer que le jeu video était loin du cinéma en tant qu'art : "avez-vous déjà pleurer devant un jeu video ?" Ça ne peut pas être la bonne problématique. Vous avez déjà pleurer devant un tableau, vous ? Depuis quand la qualité de l'art se mesure au volume de larmes versées ? En plus, si on part dans cette direction, il suffit d'une bonne histoire et de bonnes cinématiques, et voilà, le joueur pleure. Mais ce n'est plus du jeu video, c'est de la video.


